La peau

« (…) Pratiquant à l’aide de latex des relevés directs sur sa propre peau, Hélène Marcoz nous propose une cartographie fascinante des réseaux qui la dessine et la compose. « La peau est la limite, la frontière de son propre territoire » dit l’artiste. Elle nous protège du monde extérieur autant qu’elle nous relie à lui et aux autres par le toucher. Elle masque autant qu’elle révèle ou trahit une histoire humaine, un chemin de vie…
Surtout, Hélène Marcoz nous invite à un voyage visuel captivant par la puissance de ses grands formats (120 x 120 cm) qui happent notre regard. Téton gauche, poignet, pied droit externe… L’œil plonge dans l’image de peau, suit les méandres abstraits d’une géographie corporelle, prémices de l’infiniment petit qui nous renvoie aussi – poétiquement – à l’infiniment éloigné…
La peau d’Hélène Marcoz, un monde à part qui nous ouvre à l’imaginaire et engendre cette fameuse rêverie si chère à Bachelard avec ces deux questions qui nous taraudent : «Qu’est-ce que la réalité ? Qu’est-ce que l’art ? » (…) »

Jean-Baptiste Guey, 2016

à propos de l’exposition La peau
à la Galerie Les bains Révélateurs avec Sylvie Bonnot